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Lettre ouverte au gouvernement

Lettre au gouvernement et échos de presse

Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Vice – Premier Ministre,
Mesdames les Ministres,
Messieurs les Ministres,

Un large consensus existe pour constater que le Grand-Duché souffre d’une grave pénurie de logements abordables.
Rien ne sert de s’attarder sur les origines de cette situation ou les oublis des dernières années, il faut agir maintenant!
Cette crise touche de larges franges de la population et constitue une raison majeure de la pauvreté grandissante.

Si nous nous focalisons dans les lignes suivantes sur les structures d’hébergement des réfugiés, nous insistons sur les besoins en logements qui vont bien au-delà.
Traités et conventions internationales obligent le Luxembourg de loger les personnes qui lui demandent une protection internationale (DPI).

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Umgang mit Flüchtlingen: Rauer Ton, rauere Taten

Joel Adami, Woxx, 20.3.2026
Flüchtlinge zu unterstützen ist wohl nur dann kein Problem, wenn sie in einem Lager weit weg von Luxemburg sind, wie Außeminister Xavier Bettel in Malawi zeigte.

Familienminister Max Hahn (DP) macht Wahlkampf für die rechtsextreme ADR. Davon zeugen Sprüche wie die Aussage, dass man froh über jede*n Flüchtling sei, der nicht nach Luxemburg kommen. Die tätigte Hahn letzte Woche in einem Interview mit dem „Luxemburger Wort“. Kontext war der Krieg im mittleren Osten: Wie auch andere europäische Politiker*innen will Hahn offenbar keine oder möglichst wenige Flüchtlinge, etwa aus dem Iran, aufnehmen. Dabei gibt es in dem Land laut dem Flüchtlingshilfswerks UNHCR der Vereinten Nationen bereits 3,2 Millionen Binnenflüchtlinge. Im internationalen Recht wie der Genfer Flüchtlingskonvention gibt es aber keine Ausnahmen für Stimmungsschwankungen von Politiker*innen. Es ist ganz klar: Wer vor Krieg und Verfolgung flüchtet, hat ein Recht auf Asyl.

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Festival des migrations : La cocréation d’un contre-espace public

| 19.03.2026    WOXX

Ce week-end, le Festival des migrations revient pour une 43e édition à Luxexpo. Un moment de partage qui permet aux associations participantes de revendiquer leur place culturelle, économique et sociale dans la société.

Un espace de rencontres, mais aussi un outil pour repenser l’inclusion : chaque année, le Festival des migrations crée un contre-espace revendiquant les droits de tous·tes à se manifester – culturellement et politiquement. (Copyright : Fotini Kaparelou)

Événement incontournable de la vie associative au Luxembourg, le Festival des migrations, des cultures et de la citoyenneté est une perle rare, même à l’échelle européenne. Depuis sa création en 1981, il est devenu « un des plus importants festivals focalisés sur les questions migratoires » en Europe, note Mathieu Viau-Courville. Pour le chargé de projets interculturels au Comité de liaison des associations d’étrangers (Clae), l’approche participative rend le festival unique. Une approche qu’il résume en quelques mots : « Avec, pour et par. »

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Asylpolitik: „Es ist falsch, Migration als Überbegriff zu benutzen“

In den vergangenen dreißig Jahren hat sich die europäische Flüchtlingspolitik gravierend verändert, was sich nicht zuletzt an der Entwicklung in Deutschland ablesen lässt. Ein Gespräch mit Karl Kopp, dem Co-Geschäftsführer der Flüchtlingshilfsorganisation „Pro Asyl“.

„Europa tut seit vielen Jahren wirklich alles, um die Einreise Schutzsuchender zu verhindern“: Karl Kopp, Co-Geschäftsführer von Pro Asyl. (© Pro Asyl)

Thorsten Fuchshuber: Karl, wir wollen mit dir über die Entwicklung der Flüchtlings- und Migrationspolitik in Deutschland und Europa sprechen. Wie hat sich deine Arbeit und die von „Pro Asyl“ in den vergangenen Jahren verändert und welches waren die grundlegendsten Einschnitte?

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Politique d’asile : Encore un durcissement

| 19.03.2026   WOXX

Le Collectif réfugiés Luxembourg (LFR) met en garde contre un nouveau projet de loi, qui risque de « piétiner » le droit fondamental à la vie privée et familiale des personnes réfugiées.

Au lieu d’implémenter des mesures à long terme pour mettre fin à la saturation dans les structures d’accueil, le gouvernement propose de limiter le nombre des nouveaux·elles arrivant·es sur le territoire, notamment en restreignant le droit à un regroupement familial. (Copyright : woxx)

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Les réfugiés aussi ont un droit à la famille

Traduction du Fräie Mikro de Laura Zuccoli le 17 mars sur 100komma7

( ici le link à l’original: https://100komma7.lu/news/Och-Fluchtlingen-hu-Recht-op-Famill?pd=radio

Après le dépôt d’une demande de regroupement familial, il faut attendre jusqu’à 35 mois pour obtenir une réponse. C’est beaucoup trop long, critique Laura Zuccoli, militante pour les droits civiques et spécialiste des questions de vie familiale, dans son *Fräie Mikro* (micro libre).

Les nouvelles règles sur le statut de réfugié veulent empêcher le plus rapidement possible les réfugiés non reconnus d’amener leur famille la plus proche au Luxembourg et en sécurité. Pour cela, ils disposent de 6 mois et ne doivent remplir aucune condition de logement ou d’accueil.
**La loi prévoit pourtant 9 mois.**

Les réfugiés sont des êtres humains, et les personnes souffrent de la séparation d’avec leur famille. Avec des conséquences souvent dramatiques pour la santé mentale des personnes concernées : stress, crises d’angoisse et de panique, troubles du sommeil, difficultés de concentration et découragement général, allant jusqu’au désespoir total, voire à des pensées suicidaires.

Après le dépôt d’une demande de regroupement familial, il faut attendre jusqu’à 35 mois pour obtenir une réponse. Pourtant, la loi stipule que l’administration doit répondre dans un délai de 9 mois.

Le Médiateur a demandé des explications sur ces longs délais d’attente, mais la Direction de l’immigration a simplement confirmé le retard, sans fournir d’explications supplémentaires.
**Les demandeurs sont-ils freinés intentionnellement ?**

On pourrait penser que la raison est que le regroupement familial pour les réfugiés est une affaire compliquée. Ce n’est pourtant pas le cas. Même lorsqu’un réfugié parvient à avoir un logement et à fournir tous les documents nécessaires, il doit attendre extrêmement longtemps pour obtenir une réponse.

On ne peut s’empêcher de penser que la politique et l’administration cherchent davantage à freiner et à empêcher les regroupements familiaux plutôt qu’à les faciliter.

Par exemple, pour les familles érythréennes, on exige des copies de toutes les pages du passeport, alors qu’il est clairement indiqué dans la demande que le pays d’origine refuse d’en délivrer. Ou encore, on demande un certificat de célibat pour un jeune homme de 17 ans, alors que le mariage à cet âge n’est autorisé ni par le droit luxembourgeois ni par celui du pays d’origine. Ou bien, un acte de naissance d’un enfant est refusé parce que le sexe des parents n’y figure pas.

L’administration demande souvent des documents supplémentaires, même lorsque la personne a déjà fourni ceux qui lui avaient été demandés précédemment – ce qui frustre et décourage. Parfois, on redemande même des documents déjà présentés.
**Dysfonctionnements administratifs et arbitraire politique**

De plus en plus souvent, les demandes de regroupement familial sont purement et simplement rejetées, sous prétexte qu’il s’est écoulé trop de temps depuis la séparation avec la famille dans le pays d’origine. C’est du pur sarcasme.

Un réfugié qui passe des années dans la procédure d’asile et doit attendre jusqu’à 35 mois pour une réponse concernant le regroupement familial – soit tout de même 3 ans – est rendu responsable des dysfonctionnements administratifs et de l’arbitraire politique.

La victime est ainsi tenue pour responsable de sa propre misère. Pourtant, la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme est claire : la durée de la séparation n’a pas d’incidence sur l’existence d’une vie familiale effective.

**L’ADR dit tout haut ce qu’elle pense**

Le projet de loi prévoit une modification de la loi sur le regroupement familial afin de « freiner l’afflux continu de migrants par le biais du regroupement familial ».

Avoir un logement et des revenus propres devraient devenir des conditions pour que les réfugiés non reconnus puissent faire venir leurs parents ou leurs enfants mineurs. Il est incertain combien de personnes seraient concernées et si ces changements freineraient l’accomplissement des espoirs des réfugiés.

Une chose est sûre : le droit au regroupement familial est restreint, et l’humanité reste une fois de plus sur le carreau.

*« Nous sommes heureux pour tous les réfugiés qui n’arrivent pas ici »*, a déclaré récemment le ministre compétent, Max Hahn, dans une interview. Lors de son congrès le week-end dernier à Keespelt, l’ADR a félicité le gouvernement CSV-DP pour sa nouvelle politique migratoire. Cela en dit long.

 

Le Luxembourg est-il prêt à faire face à une éventuelle vague de réfugiés iraniens?

La guerre en Iran pourrait pousser encore plus de personnes à fuir que la guerre en Syrie et en Ukraine. La chercheuse en migration Birte Nienaber est sceptique quant à la préparation du Luxembourg et de l’UE à cette éventualité.

Des réfugiés iraniens attendent à la frontière arménienne de pouvoir quitter le pays. Si la guerre devait se prolonger, les experts s’attendent à d’importants mouvements de fuite. © PHOTO: AFP

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Le Luxembourg et la guerre en Iran – Une vague de réfugiés à prévoir ?

**Résumé de l’article  du Luxemburger Wort du 15 mars 2026

 

**Contexte**
Depuis près de deux semaines, la guerre en Iran a déjà poussé plus de trois millions de personnes à fuir à l’intérieur du pays, et plus de 600 000 vers le Liban. Les Nations Unies et les experts craignent une crise migratoire majeure, potentiellement plus importante que celles causées par les guerres en Syrie ou en Ukraine.

**Analyse de Birte Nienaber, politologue à l’Université du Luxembourg**
– **Flux migratoires possibles** : Si 5 à 10 % des 90 millions d’Iraniens fuient, cela pourrait représenter jusqu’à 9 millions de personnes. La route la plus probable vers l’Europe passe par la Turquie et la Grèce, où les frontières sont déjà renforcées.
– **Motivations des réfugiés** : Les Iraniens fuient à la fois la guerre et un régime répressif. Les restrictions accrues du régime pourraient aggraver la situation.
– **Préparation de l’UE** : L’Union européenne n’est pas encore pleinement prête. Le nouveau pacte sur la migration et l’asile, qui devrait entrer en vigueur en juin 2026, arrive trop tard pour gérer une crise immédiate. Les mécanismes de répartition des réfugiés entre États membres ne sont pas encore opérationnels.
– **Situation au Luxembourg** : Les capacités d’accueil du pays sont déjà saturées à 98 %. Des solutions alternatives devront être trouvées rapidement. Le Luxembourg, qui compte 757 Iraniens, pourrait être affecté par les mécanismes de répartition européenne.

**Enjeux et défis**
– **Risques régionaux** : Si le conflit s’étend aux pays du Golfe (Émirats arabes unis, Koweït, Arabie saoudite), les mouvements de réfugiés pourraient s’amplifier.
– **Intégration et perspectives** : Birte Nienaber souligne l’importance d’intégrer rapidement les réfugiés dans le marché du travail pour éviter des situations de désespoir. Les personnes sans perspective sont les plus vulnérables.
– **Réforme des politiques migratoires** : Le Luxembourg, contrairement à l’Allemagne, n’a pas de clé de répartition fixe pour les réfugiés. Une approche inclusive, impliquant la société civile, est essentielle pour éviter les résistances locales.

**Conclusion**
La guerre en Iran pourrait déclencher une crise migratoire sans précédent. L’UE et le Luxembourg doivent se préparer rapidement, tant sur le plan logistique que politique, pour faire face à une éventuelle vague de réfugiés. L’accent doit être mis sur l’humanitaire, l’intégration et la coopération régionale.


**Question ouverte** : Comment le Luxembourg pourrait-il concrètement adapter ses infrastructures et politiques pour accueillir une éventuelle vague de réfugiés iranien ?

Un (modeste) premier pas dans la lutte contre la pauvreté

Lecture critique du plan d’action national

« An dann huet een [an där Etüd vu virun e puer Joer] gesinn, dass bei engem ganz groussen Deel vun de Mënschen [aus dem Réidener Kanton] den Un- deel vum Loyer […] tëschent 60 a 75 % vun deem ausgemaach huet, wat de Revenu war, deen d’Leit haten. »

Raoul Schaaf, président du Comité national de dé- fense sociale (CNDS), sur RTL le 15 décembre 20251

Plutôt que de résumer le Plan d’action national pour la prévention et la lutte contre la pauvreté (PANPLP) qui contient de nombreuses propositions et avancées et que le lecteur peut découvrir facilement2, voici un aperçu des huit principaux axes stratégiques :

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reporter.lu met les choses au point

Voici un résumé clair de l’analyse de Christophje Bump dans reporter.lu le 11 mars 2026

L’article critique les déclarations de trois ministres luxembourgeois — Léon Gloden, Yuriko Backes et Max Hahn — sur l’asile et les réfugiés. Le journaliste estime que leurs propos, bien qu’apparemment factuels (par exemple sur le coût du logement ou la présence d’hommes ukrainiens réfugiés), sont surtout des banalités qui servent à provoquer des réactions politiques plutôt qu’à proposer des solutions. Lire la suite