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Accès immédiat des réfugiés d’Ukraine à la Sécurité Sociale

Alors qu’un demandeur de protection internationale

  • est inscrit d’office à l’assurance maladie volontaire qui ne prend effet qu’après un stage de 3 mois
  • et que pendant ces 3 mois il a accès aux soins par des bons de l’ONA

la législation a été adaptée aux bénéficiaires de la protection temporaire (lisez les réfugiés d’Ukraine)

ils bénéficieront d’office à partir du 4  mars 2022 d’une inscription de plein exercice à l’assurance maladie

Loi votée le 28 avril 2022

 

Les mesures pour une couverture sanitaire universelle

Présentés le 26 octobre à la plénière du Ronnen Desch à Munsbach

et le 27 octobre à la presse par les Ministres Paulette Lenert et Romain Schneider

les voici!

 

 

 

Echos de presse:

RTL radio Mettesjournal 27.10.2021

tageblatt online 27.10.2021

Wort online 27.10.2021

Le Quotidien 28.10.2021

Luxemburger Wort 28.10.2021

tageblatt 28.10.2021

Plénière du Ronnen Desch le 26.10.2021 à Munsbach: des photos … en attendant les échos

« La prise en charge mentale des migrants est absolument vitale »

Wilma van den Boogaard est infirmière, coordinatrice médicale pour Médecins sans frontières et chercheuse opérationnelle au sein de LuxOR (Luxembourg Operational Research), l’unité de recherche opérationnelle de MSF qui participe au développement de la recherche médicale sur le terrain. Elle a mené de nombreuses missions à l’étranger, la dernière en date fut au Liban de 2017 à 2019 dans un camp palestinien où vivent de nombreux réfugiés syriens. Elle a également participé à une étude sur la santé mentale des migrants dans le camp de Moria, en Grèce. Wilma van den Boogaard témoigne des difficultés psychologiques rencontrées par ceux qui ont dû fuir leur pays d’origine et se sont retrouvés coincés dans des camps.

Interview dans Le Quotidien 22 juillet 2021

Soins gratuits : «Un silence assourdissant»

  • Le «Ronnen Dësch» ne souhaite pas de discussions stériles, mais un passage à l’acte concret.

    Photo : archives lq/pierre matge

Treize organismes de la société civile regroupés au sein du groupe de travail «Ronnen Dësch» demandent une couverture sanitaire universelle dans une lettre ouverte adressée à divers ministères et à l’ensemble des parlementaires. Une réponse se fait encore attendre. «Nous avons conscience qu’ils sont occupés à régler les problèmes liés à la pandémie, note Serge Kollwelter du «Ronnen Dësch». Cependant la situation actuelle montre l’importance de l’accès à la sécurité sociale et aux soins pour tous.»

Le sujet n’est pas neuf. Il est inscrit au programme de coalition. Et pourtant, rien ne bouge. «Ce n’est pas un sujet porteur en termes politiques. Il ne concerne que très peu de personnes et ne demandera pas de dépenses extraordinaires», poursuit Serge Kollwelter. Ignorer ces personnes sous prétexte du nombre ou de leur origine peut cependant, à terme, entraîner un problème de santé publique. «Ces personnes risquent de développer des pathologies dont les traitements vont être onéreux et gréver le système de santé», estime-t-il. Le groupe propose une Gesondheetshëllef, un fonds de solidarité, financée par le budget de l’État, qui permettrait de garantir ces soins gratuits.

Le nombre de personnes concernées est une nébuleuse en permanente évolution : personnes au tiers payant, sans-abri, jeunes entre 18 et 25 ans sans emploi, personnes en situation irrégulière… Les profils sont divers. «Il faut avoir une adresse pour avoir une couverture sociale et cotiser. En ce moment, la CNS tolère les adresses de correspondance auprès d’associations, mais il faut une base légale. Il suffit de changer de gouvernement pour que cette tolérance s’arrête», explique Serge Kollwelter.

Quant aux jeunes, pour toucher le Revis (revenu d’inclusion sociale), il faut être âgé de 25 ans minimum. «Un jeune qui n’a ni famille ni formation en cours est livré à la générosité des offices sociaux. Les cotisations sur base volontaire devraient être prises en charge par les offices sociaux. Le ministère de la Famille devrait faire en sorte que les prestations de base soient les mêmes dans toutes les communes, poursuit-il. Il faut plus qu’une recommandation.» Cette situation touche également les jeunes réfugiés.

La santé publique en jeu

Sans couverture sociale, pas de suivi médical préventif possible, de traitement ou de prise en charge d’urgence. Des gens meurent sur nos trottoirs. «Le problème est (re)connu. Nous attendons que la politique passe à l’action, indique Serge Kollwelter. Nous avons été patients assez longtemps. Ce silence assourdissant de la part des décideurs commence à poser question.» La pandémie à elle seule ne peut pas être une réponse.

Pas de couverture sociale, c’est également faire une croix sur des traitements pour des pathologies psychiques. «Nous attendons depuis longtemps déjà que les consultations chez les psychologues soient prises en charge par la Caisse nationale de santé», ajoute Serge Kollwelter, qui rappelle que la lettre ouverte fait également état de la question de l’interprétariat en matière de soins : «La langue pratiquée par les médecins peut ne pas être la nôtre. Quand on va chez un médecin, on a envie de bien comprendre et d’être bien compris. La Croix-Rouge a un service d’interprétariat, mais il est payant.» Dès lors, comment s’offrir un tel service quand on n’a déjà pas ou à peine les moyens de s’offrir des soins? Les soins de santé ne se résument pas à prescrire des médicaments.

«Nous voulons que les personnes exclues du système de santé ou qui ont du mal à y accéder puissent obtenir de l’aide. Nous ne voulons pas créer une polémique. C’est une question de santé publique avant tout, précise-t-il. Si ces personnes sont en bonne santé, elles ne risquent pas de nous rendre malades.» Le «Ronnen Dësch» ne souhaite pas de discussions stériles, mais un passage à l’acte concret. «La santé de chaque individu a un impact sur celle de toute la société.»

Lettre ouverte aux Ministres Asselborn, Cahen, Lenert et Schneider

Les associations regroupées au sein du groupe de travail SANTE du Ronnen Desch ont adressé une lettre ouverte aux 4 Ministres directement concernés par la Couverture Sanitaire Universelle.

Elles y présentent leur propositions et renouvellent leur disponibilité de dialogue.

Echos de presse :

Webinaire : Migration et Santé Mentale

Webinaire Médecins Sans Frontières Jeudi 20 mai 2021 à 18h30 – en ligne

Migration et santé mentale – Modalités thérapeutiques de prise en charge des principales sources de troubles mentaux dans les populations migrantes

Intervenants

  • Docteur Al Chaabani Souheil, psychiatre et ethno-thérapeute et professeur d’ethnopsychiatrie à la HEPL (Haute-école de la Province de Liège)
  • Mme Maïssa Al Chaabani, psychologue clinicienne et transculturelle
  • Mme Wilma van den Boogaard, Operational Research Advisor LuxOR (Unité de recherche opérationnelle à Luxembourg)

Modération

  • Roger Martinez-Dolz, directeur général de Médecins Sans Frontières à Luxembourg.

Programme

Au cours de ce webinar, vous en apprendrez plus sur :

  • Les principales sources de désordre mental dans les populations migrantes et exilées
  • Les motivations et les trajectoires de l’exil et du déplacement
  • Les modalités de prise en charge, comme les situations transculturelles par exemple
  • Le tout sera illustré par des exemples de prise en charge par MSF au travers de traumatismes sur les chemins et dans les pays transitoires.

En fin de webinar, vous aurez l’opportunité d’échanger avec les intervenants et d’en apprendre plus sur la prise en charge des patients.

Informations & inscriptions : cliquez ici https://msf.lu/fr/actualites/au-luxembourg/webinar-migration-et-sante-mentale

Création d’un Observatoire National de la Santé

La Loi du 2 mars 2021 créé l’Observatoire National de la Santé avec les objectifs suivants:

Art. 2. (1)L’Observatoire a pour missions :

1° d’évaluer :
a) l’état de santé de la population en termes de morbidité et de mortalité ;
b) les comportements à risque de la population en améliorant la connaissance de l’information sur les déterminants de la santé ;
c) la qualité, l’efficience et l’accessibilité du système de santé et d’identifier les inégalités de santé entre les différents groupes de population.
2° d’étudier l’évolution et l’adéquation des ressources en professionnels de la santé intervenant au sein du système de santé pour répondre aux besoins sanitaires de la population.
3° de publier et diffuser :
a) les informations sur l’état de santé de la population et le système de santé résultant de l’évaluation effectuée par l’Observatoire ;
b) les résultats des études relatives aux ressources en professionnels de la santé.
4° de proposer au ministre les priorités de santé publique visant à améliorer l’état de santé de la population, le système de santé et l’état des ressources en professionnels de la santé.
5° d’établir la carte sanitaire visée à l’article 3 de la loi du 8 mars 2018 relative aux établissements hospitaliers et à la planification hospitalière.

(2)Afin de pouvoir exercer les missions déterminées au paragraphe 1 er, l’Observatoire :

1° définit un tableau de bord d’indicateurs, de préférence comparables au niveau international ;
2° centralise les informations et les données disponibles ;
3° réalise des analyses et élabore des études ainsi que des rapports.

Contribution de la Coordination du Ronnen Desch à la consultation nationale sur l’intégration

Lettre introductive :  ( le document complet : ici )

 

Luxembourg, le 24 novembre 2020

Madame Corinne Cahen                                                                                                                                Ministre de la Famille, de l’Intégration et à la Grande Région

Madame la Ministre,

La coordination du Ronnen Desch vous remercie de l’avoir consultée en vue de la relance de la politique d’intégration.

Nous vous prions de bien vouloir noter que la présente contribution relève de la seule responsabilité de la coordination du Ronnen Desch et ne saurait engager d’aucune manière les nombreuses personnes et organisations participant aux plénières ou à des groupes de travail.

Nous avons intégré des éléments soulevés lors de plénières, respectivement celles qui nous sont parvenues suite à la diffusion de votre appel à la consultation.

Ceci dit, permettez – nous quelques remarques d’ordre plus général:

  • Notre contribution propose un éventail de réflexions et d’actions à approfondir et n’a pas la prétention d’être exhaustive.
  • L’intégration a une dimension holistique soulignée par les nombreux Ministères qui sont concernés, selon la composition du comité interministériel il s’agirait de pas moins de 13. Dès lors la présente contribution en concerne plusieurs ainsi que d’autres acteurs officiels et de la société civile. Nous estimons qu’une politique d’intégration multifactorielle comprenant de nombreux acteurs mérite un pilote, à savoir un.e responsable politique à la tête d’un comité (interministériel) ouvert à la société civile, comme c’est le cas pour le comité interministériel de la coopération. Ce comité pourrait être accompagné d’un Conseil Supérieur de l’Intégration indépendant à l’instar du Conseil Supérieur du Développement Durable.
  • La publicité de toutes les contributions à la présente consultation nous semble indispensable, d’une part par souci de transparence, d’autre part pour permettre aux parlementaires d’en prendre connaissance en vue du débat d’orientation que vous souhaitez à la Chambre des Députés.

Permettez – nous d’exprimer le regret de l’absence d’éléments d’évaluation (intermédiaire) des programmes et projets en cours notamment du PAN Intégration: ils auraient pu éclairer toutes celles et tous ceux appelés en consultation et faire valoir tout ce qui se fait d’ores et déjà en matière d’intégration.

Encore un souci transversal, à savoir la prise en compte des questions de genre et de sexualité, et surtout les questions des minorités sexuelles et de genre, dans les réflexions, les actions et les politiques d’intégration. Une politique qui veut « repenser et de redessiner la politique d’intégration au Luxembourg » se doit aussi de penser et d’intégrer les difficultés et les réalités des personnes LGBTIQ+ (migrantes, luxembourgeoises, non-luxembourgeoises, DPI/BPI) dans ses démarches – de la conception, à la budgétisation, de la mise en oeuvre jusqu’à l’évaluation des dispositifs et des mesures destinés à favoriser l’intégration de toutes les personnes qui vivent sur le territoire du Luxembourg.

Vous trouvez ci – dessous un tableau qui établit quelques constats dont découlent certains défis qui demandent des réponses. Une évaluation de tous les domaines nous semble indispensable de même qu’un relevé actualisé de la mise en œuvre des différents aspects de la politique d’intégration.

Avec nos salutations très distinguées,

La coordination du Ronnen Desch

 

«On meurt encore dans la rue»

Il est mort dans mes bras cet hiver» , avait répondu Steve (nom d’emprunt), marginal idéaliste, alors que je m’inquiétais il y a quelques mois de ne plus avoir croisé Bernard, un sympathique sans domicile fixe qui avait élu domicile dans le quartier quand il ne traînait pas devant l’Alma Bourse. «Un truc aux poumons» , avait précisé Steve. Sa petite bande et lui ont ramené Bernard chez eux et l’ont veillé jusqu’au bout parce que personne ne doit mourir seul dans la rue. Malheureusement, qui dit en marge de la société, dit en marge des systèmes de soins et de santé. Une réalité contre laquelle Médecins du Monde se bat par des actions concrètes au quotidien et en revendiquant la couverture sanitaire universelle pour tous. Les leçons tirées lors de la crise du Covid-19 par l’association appuient ses convictions.
Au Luxembourg, être sans domicile fixe, sans emploi ou en situation irrégulière prive des hommes et des femmes de soins de santé élémentaires et nécessaires. «Le mal-logement est un marqueur de précarité aux conséquences lourdes sur la santé. Il entraîne des difficultés à suivre un traitement médical, des difficultés dans le suivi des rendez-vous médicaux, une incapacité à prendre soin de soi et à avoir des comportements préventifs. Les gens laissent traîner leurs maladies et arrivent chez nous à un stade trop avancé» , expliquait hier Sylvie Martin, la directrice générale de Médecins du Monde (MdM).
L’année passée, 884 personnes ont poussé la porte d’un des centres de soins de Médecins du Monde au Luxembourg pour pouvoir obtenir des soins gratuits (2 285 au total depuis 2015). Cela représente près de trois mille consultations assurées par des professionnels de santé bénévoles. 95 % des bénéficiaires de l’aide de l’association vivent sous le seuil de pauvreté et 79 % n’ont aucune couverture de santé. 66 % de ces personnes n’avaient encore jamais eu recours aux services de l’association avant. Le nombre de cas ne cesse d’augmenter. «Ils ont doublé depuis le début du confinement. Nous craignons de rencontrer de plus en plus de personnes sans assurance sociale à cause de la crise économique qui fait suite à la crise sanitaire» , indique Sylvie Martin. «Il nous arrive de devoir refuser du monde. Sur le long terme, cela va devenir de plus en plus difficile d’être disponible pour tout le monde. Le nombre de personnes sans assurance maladie a augmenté de 10 % entre 2018 et 2019.» Lire la suite